Je suis très critique face au discours de ce médecin affirmant que « le sport est meilleur qu’un antidépresseur ou qu’un anxiolytique ». Cette affirmation est scientifiquement inexacte et potentiellement dangereuse.
Comme le rappellent clairement trois chercheurs dans un commentaire publié dans le Journal of Physical Activity and Health, aucune donnée scientifique solide ne permet d’affirmer que l’activité physique est plus efficace que les antidépresseurs ou la psychothérapie dans le traitement de la dépression. Les études disponibles montrent au contraire une efficacité comparable, mais différente, entre ces approches, selon les patients et l’origine du trouble dépressif.
La méta-analyse de 2023 citée dans l’article reconnaît certes une efficacité réelle et importante de l’activité physique sur les symptômes dépressifs, au point qu’elle peut être recommandée comme traitement de première intention dans les dépressions légères à modérées. Mais elle ne conclut en aucun cas à une supériorité du sport sur les antidépresseurs ou les thérapies. Présenter les choses ainsi relève donc d’une simplification abusive des résultats scientifiques.
Plus grave encore, ce type de discours peut avoir des effets stigmatisants et culpabilisants, notamment pour les personnes souffrant de dépression sévère, qui sont parfois dans l’incapacité physique ou psychique de pratiquer une activité sportive. Comme le soulignent les chercheurs, insister sur la seule « volonté » individuelle peut renforcer le sentiment d’échec et de honte chez des patients déjà fragilisés.
Un professionnel de santé se doit de communiquer de manière nuancée, honnête et prudente, en rappelant que les troubles dépressifs sont complexes et que les traitements doivent être adaptés à chaque situation, souvent en combinant activité physique, traitement médicamenteux et suivi thérapeutique.
Comme le rappellent clairement trois chercheurs dans un commentaire publié dans le Journal of Physical Activity and Health, aucune donnée scientifique solide ne permet d’affirmer que l’activité physique est plus efficace que les antidépresseurs ou la psychothérapie dans le traitement de la dépression. Les études disponibles montrent au contraire une efficacité comparable, mais différente, entre ces approches, selon les patients et l’origine du trouble dépressif.
La méta-analyse de 2023 citée dans l’article reconnaît certes une efficacité réelle et importante de l’activité physique sur les symptômes dépressifs, au point qu’elle peut être recommandée comme traitement de première intention dans les dépressions légères à modérées. Mais elle ne conclut en aucun cas à une supériorité du sport sur les antidépresseurs ou les thérapies. Présenter les choses ainsi relève donc d’une simplification abusive des résultats scientifiques.
Plus grave encore, ce type de discours peut avoir des effets stigmatisants et culpabilisants, notamment pour les personnes souffrant de dépression sévère, qui sont parfois dans l’incapacité physique ou psychique de pratiquer une activité sportive. Comme le soulignent les chercheurs, insister sur la seule « volonté » individuelle peut renforcer le sentiment d’échec et de honte chez des patients déjà fragilisés.
Un professionnel de santé se doit de communiquer de manière nuancée, honnête et prudente, en rappelant que les troubles dépressifs sont complexes et que les traitements doivent être adaptés à chaque situation, souvent en combinant activité physique, traitement médicamenteux et suivi thérapeutique.