LACROIX EMMANUELLE

LACROIX EMMANUELLE

Psychologue

Mairie, 92300 Levallois-Perret

2.3/5 - 3 avis

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Je suis venue voir cette psy car on me l'avait conseillé. Je lui avais dit vouloir venir pour un diagnostic. Je me doutais que j'avais un TDI après être tombée sur des vidéos parlant de ce sujet, ça faisait presque un an et j'arrivais à communiquer avec différentes 'parties'. J'ai dû la voir 5 fois. Lorsque je suis arrivée la première fois, elle m'a regardé de haut en bas en grimaçant, probablement car j'étais en avance mais je sais qu'elle m'a jugé, qu'elle a juste vu mes cheveux bleus et qu'elle s'est dit que j'étais une jeune paumée.

Pendant le test, déjà elle m'a influencé dans certaines réponses que j'ai pu donner, je me suis calquée sur ce qu'elle voulait entendre, par peur. Et je peux citer des choses qu'elle m'a dites ;

'qu'est-ce qui te fais dire que ta mère ne t'aime pas? de mon expérience, les parents qui n'aiment pas leurs enfants ne font rien pour eux, ta mère paie les séances'. Depuis que je suis enfant on m'avait mis dans le crâne que j'avais un problème, j'ai vu des psys sans savoir pourquoi pendant des années, j'ai même été forcée à aller en hôpital de jour alors que j'avais 18 ans.

'après, c'est quelque chose que tu as dû voir dans une vidéo p*rno, hein?' en faisant la moue, j'ai répondu oui car elle voulait l'entendre. Mais non. Non seulement ça venait d'une alter, mais en plus ça aurait très bien pu être une reviviscence de ce qu'on m'a fait subir. 'le TDI est rare, dieu merci, tous les enfants qui se font abuser ne développent pas un TDI, tu sais ce que j'en pense'. Après je comprends que peu de personnes osent en parler si elles tombent sur un(e) thérapeute qui dit ce genre de choses. De plus, si elle avait bien lu mes mails, c'était seulement un de mes nombreux traumatismes.

Une fois, j'étais incapable de parler à cause de ce qu'elle disait et sa réaction ? '..okk..'. Et j'ai pleuré, dit que ça n'allait pas, elle a enchainé sur les questions d'ordre sexuel. En sortant j'ai hésité à m'asseoir dans le couloir tellement ça n'allait pas. Durant une séance, j'ai même oublié qu'il s'agissait des questions du test, je m'en suis rendu compte à la fin.

'si tu n'as jamais eu de vraie relation sérieuse avec un homme, tu peux pas forcément savoir si tu es attirée par les femmes ou les hommes.' quand j'expliquais être attirée par les femmes par moment en sentant que ça ne venait pas de moi. Du coup, est-ce que je dois coucher à droite à gauche pour prouver que je souffre et mon orientation sexuelle ?

Pour répondre à la personne suivie par elle pendant 12 ans : Vous avez été bien suivie, écoutée, tant mieux. Pas besoin de démonter ce que d'autres disent, j'ai autre chose à faire que de mentir et souffrir depuis donc maintenant plus de 2 ans pour cette raison, en plus du reste. Moi je suis patiente experte crise d'angoisse. Si elle ne souhaitait pas me faire passer de tests, il fallait me le dire avant que je vienne. On a autre chose à faire que de dépenser près de 500€ pour se faire traiter comme ça et vouloir faker ce trouble. Si c'était mon but je ne serais même pas venue voir une psy. J'ai twitter et une chaîne youtube mais je ne m'en sers même pas, et quand bien même je clamerais haut et fort quelque chose, je n'ai aucune visibilité, personne ne le verrait, personne ne réagirait. Je le dis parce que c'est vrai et 'par expérience'.

Même si c'était avec mon accord, toutes les séances ont été filmées et après avoir réalisé tout ce qu'elle nous avait dit, ça m'a dégoûtée. Comme si j'étais une bête de foire, et que ses patient(e)s sont ses trophées plus qu'autre chose.

Si elle fait partie des personnes qui pensent que toutes les choses horribles ça n'arrive que dans les films ou très loin de chez elle, je comprends qu'elle pense que le TDI soit extrêmement rare et extraordinaire. Désolée de ne pas m'être transformée en fée. J'ajouterai que ce n'était pas juste remettre en question si j'ai ce trouble, mais remettre en question l'existence même des différentes identités présentes de base pour la survie et c'est extrêmement violent. Aujourd'hui, même diagnostiquée par un psychiatre, plus rien ne va.
Aujourd'hui psychologue maltraitante envers des patients pensant avoir des troubles dissociatifs/TDI.
Je ne nie pas pour autant qu'elle soit très bienveillante avec d'autres patients. Ni sa capacité réelle à aider des patients TDI. Mais elle porte préjudice à d'autres.

Dans mon cas, j'ai eu l'occasion de la voir plusieurs fois pour une suspicion de TDI qu'elle a réfuté.
Elle s'est trompée et je suis aujourd'hui diagnostiqué et suivi par des professionnels connaissant bien le sujet.
Mais ça n'est pas ça le problème. J'insiste dessus. Ça arrive même à des spécialistes.
C'est le traitement qu'elle fait subir aux gens qu'elle estime ne pas être TDI qui me pose aujourd'hui problème et qui n'est pas tolérable. Et que j'ai donc vécu.

Malheureusement si vous pensez avoir un TDI ou autre trouble dissociatif en vous étant informés vous-même, notamment sur les réseaux sociaux, vous serez accueilli dans un climat de suspicion et de jugement de chacun de vos mots de ce fait.
On se retrouve ainsi dans un cadre avec une thérapeute ponctuant ses séances de propos invalidants remettant en question la gravité de vos symptômes ou tout simplement vos traumatismes.

Je peux cité personnellement 'Vos traumatismes ne sont pas assez graves pour avoir un TDI'.
Est-il nécessaire que je développe les fonctionnements des traumatismes pour montrer que face à n'importe quel patient traumatisé l'impact d'entendre que nos traumatismes ne sont pas assez graves ? Car ça sera entendu comme ça.
Ou du principe de l'amnésie dans le TDI et de ne pas se souvenir forcément de tous nos traumatismes dans tous les cas.

Comment être en confiance avec une thérapeute dont les premières phrases quand on parle de suspicion de TDI c'est nous expliquer le nombre de personnes 'rêvant d'avoir ce trouble' depuis Olympe ?
De la lassitude de l'impact d'une meilleure connaissance du grand public de ce trouble ?
Du préjudice sur les 'vrais patients' ?
Même si j'entends que cette lassitude et les impacts possibles en conséquence existent. Ça a aussi un impact sur les patients et ça va jouer sur leur manière de s'exprimer.
Ironiquement ça va en plus leur porter préjudice. Je pense que ça a été mon cas j'ai bloquer beaucoup d'informations lors des consultations me sentant en danger. Peut-être que vous auriez vu mon TDI sinon. Mais j'avais trop peur.

Aujourd'hui je trouve que cette thérapeute s'enferme dans une vision très limitée du trouble de part ses suspicions construites progressivement au fil des nouveaux profils de patients rencontrés.
Elle se retrouve dans une dynamique de défense 'des vrais patients qui souffrent' et de violence avec les autres qui ne répondent pas à sa vision du TDI qui seront mis dans la catégorie de gens rêvant d'avoir le TDI.

Je comprends les difficultés réelles des thérapeutes à gérer l'impact de la démocratisation du TDI.
Mais la posture de plusieurs les met dans une position de violence. Au lieu de servir les patients TDI/ATDS... Elle sert certains patients et en maltraite d'autres.

Je pense aussi que l'expression du TDI/ATDS… évolue aussi avec notre société et qu'internet et les réseaux sociaux bouleversent beaucoup ça. Et que ces troubles peuvent s'exprimer vraiment différemment. Les thérapeutes devraient apprendre à s'y sensibiliser davantage même si être sceptique reste important aussi.
Très bonne psychologue qui m’a soigné en quelques mois du trauma que j’avais subi grâce à l’EMDR.
Mme Lacroix m’a été recommandée suite à un accident traumatique comme étant une spécialiste de l’EMDR. Je ne regrette pas mon choix d’aller la voir car elle m’a permis en une dizaine de séances de m’en sortir et de reprendre mes voyages.
J’ai continué à la voir par la suite pour réguler d’autres problèmes dans ma vie. Je ne regrette absolument pas mon choix de travailler avec elle.
Je recommande chaudement.

Avis Google Source externe

3.9/5 (7 avis Google)
Emmanuelle Vaux Lacroix intervient auprès de patients souffrant de traumatismes et de troubles dissociatifs, avec une spécialisation affirmée en EMDR qui lui permet de traiter efficacement les séquelles traumatiques en un nombre de séances limité. Un patient ayant subi un accident traumatique rapporte une récupération significative en une dizaine de séances d'EMDR, retrouvant notamment la capacité à voyager. Cependant, des patients présentant une suspicion de trouble dissociatif de l'identité décrivent des expériences négatives, notamment des interactions jugées malveillantes et une réfutation du diagnostic qui s'est avérée ultérieurement inexacte après suivi par d'autres spécialistes du domaine. Cette disparité dans les retours suggère que ses compétences en EMDR pour les traumatismes simples ne s'étendent pas nécessairement aux troubles dissociatifs complexes, domaine qui requiert une expertise particulière distincte de la pratique EMDR classique.
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