Bien choisir et vérifier un praticien en médecine douce
Rédigé et vérifié par l'équipe éditoriale de Lesmedecinesdouces.fr — dernière mise à jour : 16 août 2026
Médecines conventionnelles ou pratiques non conventionnelles : quelle différence ?
Les médecines douces appartiennent au champ des pratiques de soins dites « non conventionnelles ». La médecine conventionnelle, elle, repose sur des traitements démontrés scientifiquement, définis par un consensus professionnel fort ou par des essais cliniques, avec une efficacité médicale prouvée.
Les pratiques non conventionnelles ne reposent pas sur une démonstration scientifique ou clinique de leur efficacité, de leurs effets, de leur mode d'action, voire de leur dangerosité. Dans la majorité des cas, elles n'ont fait l'objet d'aucune étude clinique.
Peut-il y avoir une perte de chance pour le patient ?
Oui. Il est fondamental de comprendre que, si elles sont utilisées pour traiter des maladies graves en lieu et place de traitements conventionnels qui ont fait leurs preuves, ces pratiques non conventionnelles peuvent faire perdre des chances d'amélioration ou de guérison aux personnes malades.
Une pratique non conventionnelle ne peut se substituer à la médecine conventionnelle. Dès lors qu'elle présente des risques liés au non-recours à des soins médicaux, ou qu'elle fait l'objet de prestations commerciales trompeuses, elle peut être dangereuse.
Peut-on vérifier si un praticien de soins non conventionnels est fiable ?
Non, il est impossible de le certifier. Ces pratiques ne donnent pas lieu à des diplômes nationaux, ces professions ne sont pas réglementées et n'ont pas d'ordre professionnel. Aucun site ne peut se prévaloir d'avoir « certifié » qu'un praticien de médecine douce est fiable, dès lors qu'il n'existe aucun organisme de certification reconnu permettant de vérifier les informations communiquées par le praticien.
C'est précisément pourquoi lesmedecinesdouces.fr ne certifie aucun praticien : nous référençons des informations publiques et rappelons le cadre, à vous de vous renseigner (voir la liste de questions ci-dessous).
Qui peut dispenser des soins en France ?
L'exercice de la médecine est réservé aux seuls médecins. Toute personne qui, sans être médecin, prend part à l'établissement d'un diagnostic ou au traitement de maladies, réelles ou supposées, par acte personnel, consultations verbales ou écrites, exerce illégalement la médecine.
Des sanctions (2 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende) sont encourues pour l'exercice illégal de la profession de médecin, de chirurgien-dentiste, de sage-femme ou de biologiste médical (articles L.4161-1 et L.4161-5 du code de la santé publique).
Quelles questions se poser avant de consulter ?
- Me suis-je bien renseigné sur les qualifications du praticien ?
- A-t-il, en parallèle, une qualification de professionnel de santé ? Est-il enregistré au registre des professionnels de santé (RPPS) ?
- Est-ce que je fais appel à lui en raison d'un échec de la médecine conventionnelle ?
- Quelles sont les preuves d'efficacité de cette pratique ?
- Comment pourrais-je juger du résultat ?
- Si un problème apparaît, pourrai-je m'appuyer sur un professionnel de santé pour le suivi ?
- Me suis-je renseigné sur les risques liés à cette pratique ?
- Ai-je consulté les avis d'autres patients ? Sont-ils vérifiés ?
- Quel est le coût pratiqué, et comment est-il justifié ?
Que faire en cas d'insatisfaction ou de problème ?
Cela dépend de la nature du praticien :
- S'il exerce dans un établissement de santé : signalez-le à la commission des usagers (CDU) de l'établissement, ou saisissez le directeur général de l'ARS.
- S'il est médecin, professionnel paramédical ou pharmacien : signalez-le au conseil départemental de son ordre, ou saisissez le directeur général de l'ARS.
- S'il s'agit d'un professionnel non autorisé à dispenser des soins : vous pouvez déposer plainte par courrier auprès du procureur de la République du tribunal judiciaire de votre lieu de résidence, ou auprès de la gendarmerie ou du commissariat le plus proche.
Comment signaler une dérive sectaire ?
Vous pouvez informer la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) : signaler une dérive sectaire.
Pour être accompagné (action juridique ou information) par une association :
- UNADFI — Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu victimes de sectes.
- CCMM — Centre contre les manipulations mentales.
- UNAFAM — Union nationale des amis et familles de malades psychiques.